Puisque l’essentiel c’est le chemin

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Ca y est, l’automne s’installe. Avec son petit lot de petits bobos (pour ma part, y a tellement de bobos dans tous les sens que je commence à croire qu’une poupée vaudou à mon effigie est tombée dans la boite d’épingles d’un marabout. Ceci dit, après ça, j’aurai tellement été analysée sous toutes les coutures que je serais bonne pour 20 ans sans encombre, ha!)
Je disais donc, l’automne est là et il faut qu’on ressorte les pulls et manteaux. J’ai rangé mes sandales, vissées à mes pieds depuis 7 mois pour les troquées contre mes boots-tous-terrains.
En sortant du bain-réconfort, je ne perçois plus trop la trace de maillot que dessinait mon teint hâlé par ma semaine de vacances cet été.
Il fait noir tôt. Le monde semble tourné en eau-de-boudin. Et je sens poindre l’envie d’hiberner.
L’été et sa lumière sont loin derrière, Noël et ses lumières sont loin devant.
Et pour ce qui est d’écrire, ma plume fluide semble s’être perdue entre les soucis de santé, le monde qui tremble et la vie trépidante qui m’engloutit.
Ainsi donc, difficile ces derniers temps et, même si c’est vendredi, de me poser un instant avec un a priori positif sur le sens de ce que je pourrais écrire ici.
Pourtant, je m’y remets ce soir. D’abord parce que les petits bonheurs que je n’écris pas me manquent. Je préfère les avoir mal écrits que pas du tout. Ensuite parce que ce mois-ci, le vendredi les yeux ouverts a eu trois ans. Ouioui, trois! Alors, je suppose que je n’en ai pas encore fait le tour et que ça se fête en vlyotant tout simplement sans trop se poser de questions. L’essentiel c’est le chemin, non? Vous me suivez?

– la première session d’une formation avec les bénévoles de l’association qui promet d’être riche en découvertes sur ma petite popote interne et la diversité de tout ce qui se vit en chacun

– rentrer dans une maison toute paisible (c’est rare le paisible en ce moment ? ) et fleurant bon le repas qui mijote

– un tour du lac pour prendre l’air

– Sara la grande, Arthur la bougeotte enthousiaste, Lilian la remise en question, Nora le et-moi, Manon la discrétion , Emmeline le clown sur le fil et Léa la mienne. Mon petit groupe d’éveil qui me promet de vivre des étincelles.

– Milou qui veut déjà reprendre le rôle de guide pour les autres quand elle aura fini son premier parcours. Ce besoin d’être ouvreuse de chemins qui semble passer de (grands-)mères en (petites-)filles

– Bilou qui se détend en mettant dans le mil

– malgré que le doc me verrait plutôt au repos, parvenir à faire du bon travail

– Pouvoir parler de ce qui se passe dans sa région natale avec ma petite collègue et soulager ainsi son cœur si lourd de toutes ces atrocités

– si les pages de ce bloug restent -disons-le – vides, voir que celles de mon petit cahier se remplissent de couleurs, de projets et de pépites

– la guitare que Bilou gratte avec les loupiots dans les pattes.

– Max qui découvre le conte musical de Pierre et Loup. La peau du loup dans laquelle il se glisse pour vivre la musique

– la hotte de St Nicolas qui se remplit de nos idées trop géniaaaaales

– Louichou qui découvre, très concerné, son histoire de grand préma au travers d’un livre offert à sa grande soeur à sa naissance. Sourire de tout ce qui l’a frôlé sans visiblement l’atteindre.

– L’un puis l’autre qui chantonne. Dès le matin.

– Milou qui parvient à exprimer que son réservoir est vide et qu’elle a besoin d’être gâtée pour le remplir (vive Gary Chapman qui m’a donné les clés). Organiser un mini-atelier de dessins-bricolage après le repas où chacun prépare quelque chose pour quelqu’un d’autre. La voir toute rassérénée d’avoir reçu un mandala plein de coeurs.

– découvrir que Louichou a voulu écrire le prénom de son frère. Fondre sur place en voyant les signes MAXM tracés de sa petite main habile

– arriver au bout de cette liste en me disant que c’était pas si compliqué et que je découvrirai plus tard le sens de ce que je fais aujourd’hui. Sans doute. Je crois. Enfin je suppose.

One Comment

  1. Françoise Miller

    Merci pour ce rappel d’ouvrir les yeux sur ce qui éclaire nos vies… trop souvent, emportée par le « faire » pour « bien faire » je m’épuise mentalement. Et le physique s’en ressent… Pourtant en te lisant, je me dis, que moi aussi, j’aime à relever les « pépites » offertes par vous tous que je chéris. Alors…il faudra que je réapprenne non seulement à les voir mais aussi à entrer dans une certaine « contemplation » qui revitalise. Je t’embrasse.

    Françoise

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