Tiens, tiens

Tiens, tiens, j’écris!

J’écris aujourd’hui parce que mon pote Gérard m’a dit hier: « tu n’as jamais songé sérieusement à écrire? Parce que ça me semble une évidence que tu as tout ce qu’il faut pour. » Je n’y ai jamais songé sérieusement. J’y ai juste songé et le temps est passé.

J’écris parce que deux trois d’ici m’ont demandé où j’étais passée.

J’écris parce que mon Amie d’Embrouillaminis a écrit, il y a deux jours, que j’écrivais et que je préfère le présent au passé simple.

Je ne sais pas où mais j’ai trouvé un petit bout de temps. Il m’attendait là, sagement sur le bord de mon chemin. J’aurais pu y mettre l’une des deux mille choses que je dois ou veux faire. Mais là, j’y mets juste sur pause. Puisque le temps semble décidé à glisser entre les doigts et que l’écriture se rappelle à moi. Pause sur le mois écoulé.

– des fraises dans un panier.
– des loupiots me demandent de les transformer en cheval, en arc en ciel, en girafe, en tigre, en grenouille. Le pinceau glisse sur leurs minois et abracadabra!
– MiniMax danse entre deux autres copains de Mme Laetitia sous les sunlight de tropiques. Le coeur de sa maman se liquéfie.
– une danse toute douce et délicate et une tenue à étoiles dans lesquelles il se sent tellement lui.
– Doripluchon me trouve bien confortable. Les bras de sa maman sont soulagés pour un petit temps
– un grand-papa/(beau)Papa/Mari/Tonton/(Beau)frère que tous aiment tant que pas un manque pour ses 70 printemps.
– des petits et des grands jouent les rôles des uns par les autres pour raconter leur tendresse, leur reconnaissance, leur joie de l’avoir pour (grand)Papa
– une formation qui me confirme qu’il n’y a pas de magie: Une fonction de plus et un jour de moins pour tout faire,… ça ne le fera pas ou en tous cas, pas comme avant.
– des fraises mammouthesques dans un panier
– le coeur essoré, vidé de toute la noirceur que la jalousie de l’autre a pu y mettre. De la place pour qu’il se gorge de bon. Avoir envie, à nouveau, d’aller travailler, même si c’est à ses côtés.
– Le pain, la Vie, posés dans les mains de Noah.
– le temps se décide à être bon le jour où l’on part à 40 faire une chasse au trésor.
– un embrouillaminis qui nait. Prendre le temps de lire ses premiers mots et m’y retrouver.
– 18 ans d’amour et d’eau fraiche, de blagues scato et de certitudes indémenties, de jours et de nuits à être vivants l’un pour l’autre.
– les loupiots qui ont su tenir deux dodos, à grand renfort de secrets chuchotés à l’oreille et de rires sous cape, avant de m’hurler « BonneFêteMaman!!! » et de me faire crouler sous une tonne d’amour et des gourmandises ramenées par leur papa.
– la pivoine et le pavot qui rivalisent de splendeur et qui demain seront fanés. Ils me parlent de la Rose éclose pour toujours que je porte à la place du coeur depuis 6 ans déjà.
– faire simple.
– Regarder ceux qui nous font du bien. S’émerveiller de leur diversité. Pas un ne ressemble à l’autre. Tous ont une histoire extra-ordinaire. Ils sont de partout, ils ont pris mille chemins mais chacun a trouvé celui de notre coeur.
– l’atelier « planète des Alphas » que Louichou instaure. Nous voilà tous autour de la table à dessiner ces petits personnages qui aident à lire, même si on a pas encore cinq ans.
– des fraises au jardin à mettre dans mon panier.
– me demander si faire simple suffit à ce qu’ils sachent qu’on les aime.
– les sourires de Téo et ceux de Maëlllys. Et ceux, légèrement cernés, de leurs parents amourachés.
– un bouquet de ballons qui ressemble à leurs livreuses.
– Minis et ados qui s’éclatent tous ensemble grâce à des cousinettes complètement magiques.
– un buffet de gourmands. Chacun y a mis sa couleur et c’est une explosion. Juste d’y penser j ai envie de le dévorer
– l’envie que ça puisse durer durer durer
– deux semaines à la montagne fixées pour cet été
– le look que Milou et Louichou peuvent se concocter. Improbable et totalement assumé
– mes belles collègues dans des habits qui leurs ressemblent
– Mostafa mon toubib attitré
– des fruits, des fleurs, des dessins, de quoi lire, écrire et vivre l’amour
– Bilou, le roi de la récup’, dégote une fois de plus une petite merveille pour sa Biloute: une vraie machine à coudre mais de taille réduite pour que mes demi-portions puissent réaliser leurs créations
– un vrai « jour de vacances » chez Zazou et Angélique. Tous les ingrédients y étaient… Même les indispensables concombres!
– un directeur d’expo qui sait utiliser ses playmobils pour nous conter mil et un combats épiques
– Maxchou me prend une fois pour un réceptacle à bisous, ensuite pour une plaine de jeux, pour un fauteuil ou pour une mule puis un pouf dans lequel se jeter, un distributeur de câlins, de la pâte à modeler,… Bref. Il a compris toute l’ampleur du mot « Maman » à moins qu’il profite simplement de l’ampleur de sa Maman.
– Milou qui compatit à ma joie de réussir un sudoku.
– le soleil qui nous donne des teints à réveiller tous les gourmands.
– PtiLou fait la lecture de « la chenille qui fait des trous » à MiniMax pointant l’un après l’autre les mots qu’il « lit » avec application.
– une mémoire pas encore trop usée qui me permet d’écumer comme je viens de le faire, le temps qui lui a filé. Je ne pensais y trouver tant de pépites… Je les avaient estimées à 7 ou 8 et elles sont tant que je n’ai pas le courage de les compter!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *