Tes mains et ce qu’elles contiennent

Parfois tu rêves d’une grande vie. Pleine de sensations extrêmes qui te font sentir vivant.e. Tu cherches à laisser une trace, à te distinguer, à être unique dans la foule qui s’agite.
Parfois tu veux être aimé.e. Alors tu te trouves un.e. gars.e. pour t’éveiller le corps à défaut du coeur.
Et puis, reste un goût de trop peu parfois un goût de dégoût. Comme si tu avais suivi la mauvaise ligne dans la paume de ta main. Celle qui ne mène à rien.

Certains pensent que je sais les lire ces fameuses lignes, alors tu me tends tes paumes pour que je m’y penche. Voilà ce que j’y lis…

Etre heureux demande de faire des choix. Des choix qui font de toi la personne que tu veux être, celle que tu es déjà et que je vois: toi dans ce que tu es de meilleur. Dans ce que tu es, potentiellement et profondément.

Tu voudrais être fier.e. de toi. Que tes ancêtres te regardent et soient fiers. Ils te regardent, et ils te regardent avec amour. Sais-tu ce qu’est cet amour, l’amour inconditionnel? Sais-tu as quel point c’est plein? Sans place pour les jugements et les rancœurs? L’amour est un élan, comme un vent qui te pousse dans le dos, qui te dis « vas y, lance-toi, sois heureux.se. Fais des choix qui te grandissent. »

Tu es une incroyablement bonne personne. Et ce qui tu as fait par avant et te fait sentir minable ne change rien à l’amour qu’on peut te porter. Ceux qui te regardent de là haut, ceux qui t’aiment ici bas peuvent t’aimer de cette manière: en te connaissant parfaitement et en ne t’en aimant que d’avantage. Tes imperfections permettent celles des autres. Être parfait est gavant. On t’idéalise, on t’envie, on t’adore avec ton auréole vissée sur la tête mais on ne t’aime pas, pas vraiment. Être faillible rend aimable (dans le sens « possible à aimer »)

Tu dis avoir besoin de tendresse alors n’importe qui fait l’affaire. Mais c’est tellement pas ce que tu veux ce que tu consommes là. C’est vide. Ça blesse. Ça fait du mal. Et ce qui me révolte, c’est que ça te fasse mal à toi. Parce que ça ne te correspond pas, parce que tu te sens nul.le, parce que ça te rapetisse à tes propres yeux plutôt que de te faire grandir. Et personne de ceux qui t’aiment ne souhaitent cela pour toi.

On peut tout acheter, tout consommer. Mais si tu veux du vrai, être vrai, cela demande du temps. Le vrai se construit et s’ancre dans le quotidien.
Tu es trésor. Lentement amassé. Un trésor plein de pacotilles mais pourtant inestimable. Partage ce trésor avec ceux qui le voient pareillement. Ne le brade pas. Ne laisse personne te faire croire que ce qui t’habite est sans valeur.

Qui suis-je pour lire entre tes lignes ce que je pense. Qui suis-je pour te dire ce que tu as entre tes mains? Je ne vaux pas mieux que quiconque avec toutes les ombres qui m’habitent. Mais je pense que nos cœurs et nos âmes sont tricotés de la même soir. Que c’est pour cela que je t’aime tant et que j’aspire tant à ce que que tu sois heureux.se.

Je te rends tes mains et l’avenir qu’elles contiennent. J’ai bien assez à faire avec les miennes.

Veux-tu encore marcher, ta route croisant la mienne?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *