Prendre le temps de le suspendre un peu


Pfffiou! Ça c’est ce qu’on peut appeler de la joyeuse rentrée! On est ko mais heureux que petit à petit chacun trouve sa place et que chaque chose trouve son temps. On n’y est pas encore mais on s’en approche doooouuucement. En attendant, les trajets de retour restent idéals pour le papillonnage et repérer ce qui a vibrionné cette semaine.

  • Chasser les méchants des rêves de Milou en lui offrant  un petit moment à nous cachées sous sa couette
  • La poésie de Mahmoud Darwich, voisine du Sinaï
  • Découvrir les clichés pris par Bilou lorsqu’il s’éclipsait au petit matin pendant les vacances. L’y retrouver, beaucoup. Et y plonger.

    14188408_1608502269449900_7990288760280040934_o-2

    matthieumiller.be

  • les mots touchants que ma belle-soeurette choisit pour parler de son enfant
  • voir les choses ne pas arriver comme je pense qu’elles le devraient. En être déçue et dans le même temps avoir la certitude que je trouverai le moyen de faire que tout soit bon
  • regarder Nina découvrir pour la première fois un plan et construire l’un après l’autre les wagonnets de Lego
  • contempler quatre générations de femmes au caractère bien trempé
  • Maxichou pourrait être rebaptisé « le barbare des chateaux gonflables » tant ses cascades y sont efficaces
  • Écouter Louichou qui parle « angledais », l’air très assuré
  • au retour du boulot, les restes du cake aux poires préparé la veille auquel la marmaille a fait un sort
  • avoir l’impression que Bilou et moi on est loin, qu’on ne fait que se croiser, à peine se frôler, emportés par ce rythme effréné qui est le nôtre en ce moment. Le temps nous manque mais nous allons le trouver et se l’offrir
  • Non pas un mais deux plats cuisinés par Mamy (et Papy qui a stoempé!) pour qu’on ait pas à cuisiner le lendemain
  • Tomber sur un article dans le magazine de l’hôpital sur l’accompagnement du deuil périnatal à St Luc. Mesurer une nouvelle fois le chemin parcouru depuis 5 ans et notre chance d’avoir pu vivre le passage de Rose accompagnés par l’équipe du Pr Roegiers
  • Recueillir le témoignage de ce que l’on fait au boulot. Ce que l’on fait et qui n’apparait pas dans les chiffres. De ce qu’on fait et qui est presque invisible pour celui qui regarde vite. De ce qui se transforme à l’intérieure celui qui passe notre porte. De ce qui se reconstruit, se restaure. La confiance. Sous toutes ses formes. Sans doute parce, que comme me l’a dit Anne, c’est un de ces rares lieux où l’on voit vraiment l’autre et où l’on existe à ses yeux.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *