Le fil du temps, le temps qui file

C’est le Vendredi les yeux ouverts, un moment simplement à regarder le fil du temps

  • Découvrir émerveillée les échoppes du marché nocturne des rencontres médiévales à Braine-Le-Chateau. Toutes ces matériaux naturels, ces savoir-faire, ces objets où l’on sent la main de l’artisan qui les a fabriqués, être sur un petit nuage
  • Des plumes de tragopan qui viennent se pendre à mon cou, offertes par Bilou
  • Commencer le week-end par la confirmation qu’il faut opérer mes yeux et l’annonce qu’il faudra sans doute passer aussi par le bistouri pour le fibrome-nouveau-venu. Me sentir fort en paix avec ces nouvelles
  • La mini grasse-mat’ qui se termine par une odeur de crêpes
  • les cousins-cousines-copains-copines qui jouent sans que la chaleur ne les entrave. Le jet d’eau après lequel ils courent en meute organisée
  • Les trois loupiots qui jouent pendant 90 minutes (non, y a pas de faute de frappe) à la plasticine sur la table sans que cela ne finisse en carnage
  • La balade diurne avec nos iliens préférés aux rencontres médiévales. Les cornemuses, la vielle à roue, le cistre, les pipeaux, les tambours, la danseuse qui manie les sabres puis les veil fan hypnotisant Louichou, les loups, les oiseaux de proie, les chevaliers, les faunes, les chapeliers fous, les chausses et godillots, les arbalètes et leurs carreaux, le troupeau d’oies mené par des chiens de berger, les marionnettes, le jongleur du feu, les épices, les couleurs et les sons
  • l’instit’magic qui explique tout ce qu’elle va faire avec nos loupiots cette année
  • Regarder les liens de soutien et de solidarité  qui se créent entre des bénévoles investis dans une même action
  • une soirée de partage autour d’un aveugle qui bondit hors de son manteau
  • Mamy et Papy qui prennent du temps pour chercher des solutions avec nous puis Alain qui nous en offre une inattendue
  • le hachis parmentier qu’il suffit de mettre au four
  • La juf qui semble élastique tant ses gestes sont aussi amples que son sourire

Cette année, le temps de la rentrée est celui où l’on a l’impression Bilou et moi d’être lancés dans une course de fond sans vraiment d’échauffement et sans savoir quelle distance il va falloir tenir. Et puis l’agenda se remplit à grande vitesse nous laissant penser que peut-être la course va durer toute l’année…

Mais, on peut choisir que non et j’ai envie de, là aussi, choisir la simplicité. Je regarde les loupiots et je pense qu’il n’y a pas d’urgence à ce qu’ils fassent (et nous non plus) 36.ooo choses.

Le champs des possibles est énorme et je me dis parfois qu’il faut que je prenne garde à ce qu’il ne se transforme pas en chant des sirènes qui aurait vite fait de noyer ma vie en une course effrénée.

La seule urgence pour moi est de prendre le temps. Le temps d’être ensemble, principalement. Le temps de vivre des aventures, de se créer des souvenirs communs (et pas seulement ceux des trajets en voitures d’une activité à l’autre). Le temps de, deux fois par semaines, déjeuner ensemble sans se presser par exemple. Le temps d’accueillir l’ami et l’Ami. Au téléphone, à notre table, dans notre coeur. Le temps de s’écouter. Le temps d’entendre naitre l’intérêt pour telle ou telle chose qui pourquoi pas se transformera ensuite en une activité fixe dans l’agenda.

Oui, vraiment, le temps file, c’est certain. Et je suis prête à l’accepter si ce qu’il file, ce sont des liens solides entre nous qui font nous grandir et marcher vers qui nous sommes.

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